Pau Plan de Ville 1 : 10 000 PDF

Château de Pau vu du parc. Au centre de la vieille ville de Pau, pau Plan de Ville 1 : 10 000 PDF le Béarn, se dresse le château de Pau, célèbre pour avoir vu la naissance du roi de France et de Navarre, Henri IV. Mais le château, bien plus ancien en fait que l’association des royaumes navarrais et français, porte en lui les marques tourmentées de l’histoire moderne, sous la figure bienveillante du  Vert galant . Le château se situe au centre de la ville de Pau sur une hauteur, on y accède par le Pont de Nemours.


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Sa position permet de contrôler le passage sur le Gave de Pau situé plus au sud en contrebas. Le domaine est constitué par un parc, qui s’étire vers l’ouest tout en longueur le long du gave, et par les bâtiments eux-mêmes, situés côté est, dont l’intérieur abrite un musée. Centulle le Vieux, le château fut progressivement construit tout au long du Moyen Âge. Celui-ci désigne donc, par métonymie, la ville même. Ces pieux, symbolisant la fidélité et la droiture, se présentent chacun comme l’axis mundi, dans une version béarnaise. Béarn, et qui laisse sa trace au château : Gaston III de Foix-Béarn, mieux connu sous le nom de Gaston Fébus. Il fait également réaliser la Tour de la monnaie et l’aile sud du château.

Renaissance, l’installation de la cour de Navarre en 1512 modifie sensiblement l’aspect du château. De forteresse qu’il était au départ, il devient une résidence d’agrément. Les deux souverains sont à l’origine de l’aménagement d’une terrasse au sud ainsi que de la cour d’honneur, de la construction de l’escalier d’honneur à la place des anciennes cuisines, de l’installation des nouvelles cuisines dans l’aile nord et de l’aménagement des jardins. Le futur Henri IV naît au château le 13 décembre 1553.

La renommée de ce roi, bercé enfant dans une carapace de tortue précieusement conservée, donne un goût particulier au château, qui ne le vit ni grandir ni mourir et où il ne fit aucun embellissement. Le château fut confié à la garde de la famille des Gramont, et fut ainsi entretenu, mais son mobilier d’apparat fut progressivement enlevé et une grande partie de son domaine lui fut amputé sous la pression constante de la ville qui s’étendait. Bien que préservé de la démolition sous la Révolution française, le château arrive en piteux état lorsque Louis-Philippe décide d’entièrement le restaurer. Comme il fallait que ce château conservât son caractère henricien, on y plaça de très nombreux objets de style néo-Renaissance et néo-gothique. Lorsque sous Louis-Philippe, fut aménagé le château de Pau, d’admirables pièces – on en compterait plus d’une centaine – furent séparées de leurs bordures, ou rognées, ou rempliées afin de participer, en dépit des différences de mesures, à la décoration de surfaces trop étroites ou trop peu symétriques pour les recevoir. On retrouva dans les greniers une caisse de fragments tombés des découpures. Mazères, la transformation de l’avant-corps de garde en chapelle et la destruction de l’ancien couloir fortifié.

Louis-Philippe, rénovateur de la demeure comme il le fut de Versailles, exilé en 1848 en Angleterre où il mourut deux ans plus tard, ne put jamais séjourner dans ce lieu. Les restaurations avaient été confiées à l’architecte départemental Vincent Latapie. Les restaurations du château arrêtées en 1848 sont reprises en 1852. Abd El-Kader, vaincu par la France en Algérie. Très vite, l’image du chef de guerre exotique cède le pas à celle d’un hôte aimé, révéré. Au moment de partir pour Amboise, le 3 novembre 1848, l’émir se retourne et déclare :  En quittant Pau, je laisse un morceau de mon cœur .

Le Château, dans les années 1910. Le tramway de Pau desservait alors la ville. En 1857, Alexis Paccard est remplacé par Louis-Auguste Couvrechef comme architecte du château. Gabriel-Auguste Ancelet est nommé architecte du château. Pour la façade, Ancelet reprend celle des bâtiments de la cour attribués à Gaston III.

La IIIe République fit du château une résidence présidentielle avant de devenir, en 1926, le Musée national qu’il est resté et qui abrite les œuvres conservées depuis l’époque d’Henri IV et surtout lors de la restauration opérée par Louis-Philippe. Les collections s’accroissent chaque année autour de la thématique henricienne. Il accueille actuellement plus de 100 000 visiteurs par an, ce qui en fait le site patrimonial le plus visité des Pyrénées-Atlantiques. Un portique à trois arcades a été aménagé entre 1859 et 1864 dans le style Renaissance. Deux médaillons y sont inscrits, représentant les initiales d’Henri II de Navarre et de Marguerite de Navarre son épouse.

La cour du château dispose d’une forme originale, ponctuée de sculptures et de médaillons aux portes et fenêtres. Cette cour était le lieu de rassemblement des palois lors des grands événements de la cité. La tour Gaston-Fébus au sud-est, également nommée donjon. Elle possédait, comme les autres tours, une couverture en ardoise qui a été enlevée après une tempête en 1820.

Les deux tours mesurent chacun 22,5 m. La tour Mazères fait référence au village de Mazères-Lezons, de l’autre côté du gave de Pau. La garnison était, ainsi, chargée de monter la tour avec des échelles qu’on retirait après soi. Cette tour était, jadis, un puits à oubliette dans laquelle les criminelles était enfermés. Elle termine le château à son extrémité nord-est. Celle-ci avait été rendu inutile avec la construction du pont de l’entrée principale. Au moins une autre chapelle existait avant cet aménagement plus moderne, celle-ci était située dans une petite pièce du 1er étage de l’aile sud du château.