Louisa Clement PDF

Louisa Clement PDF, in Des dodes dantz, imprimé à Lübeck en 1489. Europe du Nord-Ouest, le long de l’axe rhénan, constitue le premier type de vie religieuse féminine non cloîtrée.


Författare: Anne-Marie Bonnet.
Die erste Begegnung mit einem Werk von Louisa Clement war ein Zufallstreffen an einer Wand bei Bekannten. Die Beiläufigkeit der kleinen Bilder zog meine Aufmerksamkeit auf sich: eine Reihe kleiner Stillleben, ausschnitthafte Sichten auf eine Bett- oder Tischecke nebst dort abgelegter Gegenstände, die nicht immer gleich zu identifizieren sind. En passant, wie aus dem Augenwinkel Wahrgenommenes, beinahe Übersehenes wird ins Bildfeld gerückt und nahezu intimistisch dargeboten. Nach all den hyperrealistischen, teils überwältigend überdimensionierten Hochglanzfotografien ist die Begegnung mit Clements leisen Beobachtungen geradezu eine Wohltat! Bei näherem Hinsehen fällt auf, dass die Werke durchaus seriellen Charakter haben und gewiss inszeniert sind; das scheinbar Zufällige erweist sich als wohl bedacht. „Le hasard n’existe pas!“ [Es gibt keine Zufälle!], wusste schon Marcel Duchamp. Sind Clements Sujets, die wie objets trouvés daherkommen, simulierte optische Ready-mades? „As found“, wie gefunden, muten sie an, verdanken dies jedoch dem gestaltenden Auge der Künstlerin. Ihre Bilder bieten in Nahaufnahme Kleidungsdetails, Raumansichten bzw. Papieroberflächen dar und erinnern daran, dass Fotografien Seh-Dispositive sind, aber sie repräsentieren auch – und dies gilt bei Clements Arbeiten ganz besonders – eine Kultur des Zeigens. Im dialektischen Spannungsfeld zwischen Sehen und Zeigen entfalten die Aufnahmen ihre eigentümliche, scheinbar die Zeit dehnende Ästhetik. Trotz der ihnen anhaftenden unprätentiösen Beiläufigkeit wirken sie nie wie Schnappschüsse: In ihnen gerinnt, verdichtet sich die Zeit, und der Augen-Blick erfährt Dauer. […]

Leurs homologues masculins étaient appelés  béguins  ou  béguards . On assiste à la naissance de nouveaux ordres religieux, comme les Franciscains. Un grand nombre de femmes désirent entrer dans la vie religieuse. D’autres formes de vie religieuse sont donc cherchées. Laurent Beggh ou Bègue prêtre au diocèse de Liège, forma en 1173 une communauté de filles et de veuves qui prirent le nom de béguines d’après celui de leur fondateur. Ces communautés restent laïques, vivant en autogestion. Saint-Christophe de Liège, dans les faubourgs de la ville.

Dès leur constitution, les béguines furent les premières  religieuses dans le monde . N’ayant fait vœu d’appartenance à aucun ordre religieux, elles avaient une liberté d’action caritative que n’avaient pas les moniales cloîtrées. Elles s’installaient souvent à proximité d’une église paroissiale. Leurs logis étaient indépendants mais, rassemblés pour mieux se protéger, s’entraider et surtout pratiquer leurs dévotions et activités caritatives, ils formaient un béguinage. C’est une sorte de démocratie avant l’heure, relève Silvana Panciera. Il n’y a pas de mère supérieure, juste une  Grande Dame  élue pour quelques années. De même, chaque béguinage édicte ses propres règles, toujours modifiables .

Bien que se réunissant souvent en petites communautés, parfois dans des béguinages, elles se proclamaient religieuses mendiantes et menaient une vie spirituelle très forte. L’emploi comme domestique, notamment dans les hôpitaux, en raison du dévouement aux pauvres et aux malades exigé, était aussi fréquent chez elles. La quasi-sainteté de leur mode de vie attirait aussi des femmes plus riches et cultivées, qui faisaient administrer leurs biens de manière à distribuer en aumônes leurs revenus. Le mouvement des béguines séduit parce qu’il propose aux femmes d’exister en n’étant ni épouse, ni moniales, affranchie de toute domination masculine , explique Régine Pernoud dans son livre  La Vierge et les saints au Moyen Âge . Article détaillé : Béguinage Saint-Christophe de Liège. Concernant l’origine du mot béguine existent plusieurs hypothèses.

Pépin de Landen et d’Ida de Nivelles, et sœur de sainte Gertrude. Le terme pourrait aussi être une altération du mot albigeois, autrement dit pourrait renvoyer aux Cathares. La thèse la plus vraisemblable toutefois est celle selon laquelle le mot béguine tire son origine de la racine begg, qui a donné naissance au verbe français bégayer et au verbe anglais to beg. Les béguines, ne prononçant pas de vœux, restent laïques, donc hors de la tutelle de la hiérarchie ecclésiastique. Celle-ci voit d’abord d’un bon œil cette expression de la piété et cette pauvreté voulue et assumée, mais le clergé séculier et les ordres monastiques se sentent concurrencés et s’estiment dépossédés des donations et legs reçus par les béguines. En certaines villes, leurs métiers à tisser furent confisqués. En 1139, plusieurs décrets du deuxième concile du Latran s’élevèrent contre les femmes qui vivaient sans règle monastique, mais se faisaient passer pour moniales : obligation de vie selon une règle, et interdiction de se mêler aux moines.